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Holgado vise tout public
TIR À L'ARC La Fédération internationale (FITA) accueille son nouvel «event manager»
Fraîchement débarqué au siège de la FITA à Lausanne, l'Espagnol Juan Carlos Holgado va se consacrer à l'organisation de compétitions de très haut niveau. Il souhaite aussi rendre la pratique du tir à l'arc plus accessible.
Athlète, coach, directeur technique, aujourd'hui organisateur d'événements, vous êtes très polyvalent?
Oui! J'ai toujours évolué dans le milieu. A 9 ans, j'empoignais mon premier arc, je devenais professionnel à 15, entraîneur à 26 et manager à 33. Ces activités différentes m'ont permis d'avoir un recul bénéfique pour mon nouveau job.
Concentration, rigueur, précision et rapidité sont les caractéristiques de votre sport. Est-ce aussi votre philosophie de vie?
(Rires.) Cette question est très difficile! Pour moi, le plus important est de se fixer des buts et de les atteindre. Je pense donc que la pratique du sport à haut niveau est une bonne école. Je crois surtout que mon caractère fort, associé à la pratique du tir à l'arc, a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Votre discipline est peu médiatisée. Quelle solution?
C'est un sport minoritaire. Les JO ont déjà permis de le faire évoluer; il n'est désormais plus associé aux Indiens de la conquête de l'Ouest. Toutefois, l'équipement reste un obstacle à son développement; au football il suffit d'un ballon. Pour parler de la Suisse, un titre important serait une bonne publicité. Exemple: lorsque le Français Sébastien Flûte a été sacré champion olympique (Barcelone), les inscriptions dans les clubs ont largement augmenté.
Le tir à l'arc, sport pour tous?
On peut le pratiquer autant en famille qu'en compétition, à 10 ans comme à 70. On peut aussi citer le cas de Paola Fantalo qui, malgré son handicap (elle est en fauteuil roulant) a été sélectionnée dans l'équipe d'Italie aux JO d'Atlanta.
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